Une douche sécurisée repose sur cinq équipements : le seuil, le sol, les barres, le siège et le mitigeur. Chacun rend un geste plus sûr, à condition d’être bien choisi et bien placé. La page d’accueil présente la douche sécurisée dans son ensemble. Ici, on regarde chaque équipement de près.
Un équipement mal placé change peu de chose : un bac encore trop haut, une barre que la main n’atteint pas, un siège trop loin du robinet. Votre devis doit donc préciser où et comment chaque élément est posé.
Pour sécuriser votre douche, vous pouvez demander votre devis dès maintenant. Il est gratuit et sans engagement.
Le seuil : entrer sans enjamber
Les chutes arrivent surtout en entrant ou en sortant de la douche : un pied dedans, un pied dehors, sur une surface mouillée. Le milieu de la toilette, plus calme, n’est pas le moment le plus risqué. Le seuil est donc le premier point à regarder.
À titre indicatif, une marche de plus de 2 cm est déjà un obstacle. Le rebord d’une baignoire est bien plus haut : il faut lever la jambe, souvent une main déjà sur le robinet.
« Extra-plat » ne veut pas dire au ras du sol. Un receveur extra-plat (le bac de douche) mesure en général 2 à 6 cm une fois posé, parfois un peu plus à cause de l’évacuation. Pour une douche à l’italienne, de plain-pied, il faut encastrer le receveur et l’écoulement dans le sol, sur environ 10 cm. Ce n’est pas toujours possible en appartement. Pour ne pas trébucher, ce qui compte, c’est la hauteur à franchir.
Une petite rampe peut rattraper un léger ressaut. Pour une baignoire, en revanche, il faut changer le bac.
Votre devis doit indiquer la hauteur du seuil une fois posé, évacuation comprise.
Le sol : accrocher même mouillé
Un receveur plat et antidérapant fait partie des équipements de base. En magasin, tout semble accrocher. Sous l’eau, avec du savon, on voit vraiment si le pied tient.
Plusieurs revêtements existent : le carrelage antidérapant (à titre indicatif, un classement R11 au minimum, R12 pour plus d’accroche), la résine, ou un bac acrylique à la surface vraiment rugueuse. Un bac lisse avec un tapis à ventouses reste un pari : le tapis tient, ou il glisse d’un coup. Il peut aider dans une douche déjà basse, mais il n’enlève pas un rebord.
Pensez aussi au sol de la pièce, hors de la douche. Il est mouillé quand on sort et qu’on cherche la serviette, et un tapis de sortie peut glisser.
Les pastilles adhésives qui se décollent finissent par former un relief où l’on se prend le pied. Sur un bac déjà texturé, elles sont inutiles.
Les barres : là où la main les cherche
On se tient pour entrer, pour s’asseoir, pour se relever et pour sortir. Les barres doivent se trouver à ces endroits-là. Une barre au milieu d’un mur vide, trop haute ou vissée dans une cloison légère sans renfort ne vous aidera pas.
Trois formes sont courantes :
- horizontale, pour un appui continu : à titre indicatif, 60 à 80 cm de long, posée vers 90 à 100 cm du sol, sur un mur capable de porter 150 kg ;
- en L, près du siège, pour passer de la position assise à debout ;
- verticale, près de l’entrée, pour franchir le seuil.
Pour la barre horizontale, on trouve aussi des hauteurs de 70 à 80 cm. Aucune de ces valeurs n’est une norme belge. La bonne hauteur est celle qui convient à la personne qui s’y tient, mesurée chez elle.
Tout dépend ensuite de la fixation : un mur plein, ou un renfort prévu pour ça. Les ventouses ne conviennent pas pour un appui de tout le poids, et un porte-serviettes n’est pas une barre d’appui.
Choisissez une barre d’une couleur qui tranche avec le carrelage. Elle reste bien visible, même quand la vue baisse.
Mieux vaut une barre à l’entrée et une à portée du siège que quatre barres mal placées.
Le siège : se laver assis
Rester debout sous l’eau fatigue. On finit parfois par prendre un tabouret de cuisine ou une chaise. Mieux vaut l’éviter : ils peuvent glisser et n’aident pas à se relever.
Un bon siège de douche est antidérapant, rabattable et réglable en hauteur. À titre indicatif, on le fixe au mur vers 45 à 50 cm du sol, sur le côté du robinet plutôt que dos à lui. Une assise percée laisse l’eau s’écouler.
Un tabouret de douche posé au sol prend de la place en permanence et bouge plus facilement qu’un siège fixé au mur.
Si vous tenez encore debout la plupart du temps, un siège rabattable laisse la douche libre pour les autres. Si vous vous lavez déjà toujours assis, la hauteur du siège et la distance jusqu’au robinet et à la douchette comptent plus que le reste.
Prévoyez une barre à portée de main depuis le siège, pour vous aider à vous relever.
Le mitigeur thermostatique : une eau à bonne température
Un jet trop chaud fait reculer d’un coup. C’est souvent là qu’on glisse, avant même de se brûler.
Le mitigeur thermostatique garde l’eau à une température stable, même si quelqu’un ouvre un robinet ailleurs dans la maison. Beaucoup de modèles ont une butée vers 38 °C. Préférez un levier à de petits boutons ronds, plus difficiles à tourner avec les mains savonneuses.
Quelques repères, à titre indicatif :
- le robinet vers 90 à 110 cm du sol, pour l’utiliser assis ;
- une douchette sur barre coulissante, avec un flexible d’au moins 1,50 m, pour se laver les jambes sans se pencher ;
- des niches ou tablettes entre 80 et 140 cm du sol, plutôt qu’une rangée de flacons par terre.
Un mitigeur classique règle l’eau, mais il n’a pas cette butée. Il peut suffire si quelqu’un d’autre ouvre le robinet. Si vous vous douchez seul, le thermostatique est plus sûr.
Ce que votre devis doit détailler
Votre devis porte sur votre salle de bain. Pour bien le lire, vérifiez qu’il précise au moins :
- la hauteur du seuil une fois posé, évacuation comprise ;
- le sol : le type de revêtement antidérapant, pas seulement le mot « antidérapant » ;
- les barres : nombre, forme, emplacement et type de fixation ;
- le siège mural et sa hauteur d’assise ;
- le mitigeur, thermostatique ou classique, et une douchette à portée en position assise ;
- la sortie de douche : sol, marche éventuelle, place pour se sécher.
Le titre « douche sécurisée » ne suffit pas : ce sont les lignes du devis qui disent ce qui sera posé.
Demander votre devis
Décrivez votre projet : la baignoire ou la douche actuelle, ce qui doit changer (seuil, sol, siège, barres, mitigeur), l’étage et l’accès, la période souhaitée. On vous rappelle pour en parler, puis vous recevez votre devis, gratuit et sans engagement.
Pour la vue d’ensemble : douches sécurisées. Pour d’autres questions : FAQ.